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Le calendrier de la rentrée en un coup d’œil
Déjà en vigueur : trois textes à intégrer
La visite de reprise n’est plus toujours obligatoire
Premier changement, parfois passé inaperçu dans les services RH : depuis le 15 juin 2026, le décret n° 2026-503 permet d’éviter la visite de reprise après un arrêt long lorsque trois conditions cumulatives sont réunies — une visite de préreprise réalisée dans les 30 jours précédant le retour, aucune préconisation du médecin du travail à cette occasion, et aucune demande de suivi formulée par l’employeur, le salarié ou le médecin.
Dès qu’une seule condition manque, la visite de reprise redevient obligatoire.
Le congé supplémentaire de naissance
Depuis le 1er juillet 2026, chaque parent peut prendre un congé supplémentaire de naissance d’un ou deux mois, fractionnable en deux périodes, à la suite du congé de maternité, de paternité ou d’adoption. Il est indemnisé par l’Assurance maladie : 70 % du salaire net le premier mois, 60 % le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale.
Dérogations à la durée du travail : le silence vaut accord
Publié en plein été, le décret n° 2026-775 du 13 août 2026 clarifie les procédures de dérogation en matière de durée du travail : l’inspection du travail dispose désormais de 30 jours pour répondre à une demande de dépassement de la durée maximale hebdomadaire, de recours aux horaires individualisés ou de dérogation au travail de nuit des jeunes et apprentis.
Passé ce délai, le silence vaut acceptation. Pour les organisations confrontées à des pics d’activité saisonniers, c’est une visibilité calendaire bienvenue.
Depuis le 1er septembre : les arrêts de travail sont plafonnés
En application du décret n° 2026-498 du 12 juin 2026, tout arrêt de travail prescrit à compter du 1er septembre 2026 est plafonné. Le prescripteur peut dépasser ces durées s’il le justifie médicalement ; les arrêts en cours au 1er septembre ne sont pas concernés, et rien ne change sur le montant des indemnités journalières.
Pour l’employeur, l’effet est avant tout organisationnel : un même épisode de santé sera découpé en plusieurs prescriptions, donc plus de volets employeur et d’attestations à traiter.
Vérifiez vos accords sur l’entretien professionnel
La loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025, transposant les accords nationaux interprofessionnels sur l’emploi des salariés expérimentés, a transformé l’entretien professionnel en « entretien de parcours professionnel ». Le nouveau cadre repose sur un rythme allégé mais plus structuré : un premier entretien dès la première année suivant l’embauche, puis un entretien tous les quatre ans et un bilan complet tous les huit ans.
S’y ajoutent deux rendez-vous ciblés qui intéressent directement la santé au travail : un entretien de mi-carrière organisé dans les deux mois autour de la visite médicale de mi-carrière (vers les 45 ans du salarié), et un entretien renforcé dans les deux ans précédant les 60 ans.
Le réflexe à avoir dès cette semaine : relire votre accord (ou celui de votre branche), vérifier la périodicité qu’il prévoit, et documenter votre calendrier d’entretiens en articulation avec les visites médicales.
L’inspection du travail passe aux contrôles
La campagne nationale 2026 de la Direction générale du travail, consacrée aux équipements de travail mobiles et de levage, entre dans sa phase de contrôles en entreprise de septembre à novembre. Les inspecteurs porteront une attention particulière aux populations les plus exposées : jeunes, apprentis, stagiaires, intérimaires et salariés détachés.
Les entreprises concernées — industrie, logistique, agroalimentaire, chantiers — ont intérêt à vérifier dès maintenant trois points :
Des questionnaires d’autodiagnostic mis en ligne par le ministère permettent de s’auto-évaluer avant le passage de l’inspection.
Finalisez vos déclarations au passeport de prévention
Dernière ligne droite pour le passeport de prévention. Ouvert aux employeurs depuis le 16 mars 2026, il bénéficie d’une période transitoire de déclaration prolongée jusqu’au 31 décembre 2026 (décret du 12 juin 2026).
Mieux vaut que vos déclarations de formations santé-sécurité soient à jour avant que vos collaborateurs n’ouvrent leur passeport.
Votre checklist de rentrée
En synthèse
Cette rentrée 2026 ne bouleverse pas le droit de la santé au travail : elle le densifie. Chaque mesure, prise isolément, est gérable ; c’est leur accumulation — et l’enchevêtrement des échéances entre septembre, octobre, novembre et décembre — qui met les équipes RH sous tension, en particulier dans les organisations multisites où chaque site a son SPSTI, son agenda médical et ses populations spécifiques.
La bonne approche : traiter ces échéances comme un programme unique de mise en conformité, plutôt que comme une succession d’urgences.
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PRESTAMED accompagne les entreprises multisites et les employeurs de salariés éloignés dans la coordination de leurs visites médicales obligatoires et la mise en conformité de leur suivi de santé au travail.